A propos sceneouverte42

Un groupe de musiciens amateurs et professionnels de la région roannaise (42) dont les membres aiment à se retrouver au rythme d’une rencontre mensuelle.

Chant libre ? Pas si simple !

(Communiqué de Jean Claude Barens directeur artistique de « Barjac m’en chante »)

Dans la stratosphère chantante et sa myriade de constellations, nous avons observé bon nombre d’étoiles filantes qui à peine identifiées étaient déjà mises sur orbite. Destins aléatoires dans le ciel nocturne où la loi de la gravitation est le plus souvent imposée par des gens affairés et avides de rendements immédiats. Celles et ceux que nous avons eu envie de réunir pour composer l’affiche de cette édition ont en commun d’avoir inscrit leur travail dans la durée, souvent loin de la lumière, en sachant parfaitement que la mécanique du succès n’a pas toujours à voir avec l’évidence du talent.
Vous retrouverez ici ce que nous défendons inlassablement : les espaces ouverts aux débuts de parcours, les scènes partagées, la programmation jeune public qui ne demande qu’à se déployer, des rencontres, des scènes ouvertes, des conférences, des échanges…et quelques surprises que la lecture de ce copieux menu vous révélera.
Mais l’inquiétude est pesante. Le soi-disant retour à la normale, est loin de l’être. La pandémie a fait des dégâts considérables à tous les étages : des fréquentations en berne, des équilibres économiques fragilisés voire précarisés, des compagnies qui ont baissé définitivement le rideau, des festivals rayés de la carte, des salles qui ont fermé, des artistes qui ont perdu leur statut d’intermittents et qui ont dû changer de métier, même chose pour bon nombre de techniciens. Alors oui, c’est véritablement un choix de société que d’avoir des artistes qui puissent vivre de leur art et exister en dehors d’un champ médiatique tout-puissant et d’une marchandisation culturelle étouffante. Une nation sans culture vivante est une nation qui n’a plus rien à dire au monde, et qui mourra inévitablement.
La machine néo-libérale ne fonctionne pas seulement avec des concepts, elle utilise une palette d’instruments pour infuser patiemment dans la tête des citoyens. Netflix prend plus de place que la réflexion pour un net fixe. Les chaînes d’infos postillonnent leur doxa Bolloré compatible, leur tyrannie du chiffre, et leurs chapelets d’images terrifiantes. Certaines radios s’auto-congratulent, en découvrant leur audience bâtie au détriment de leur mission de service public.
Comment prendre alors le temps de cheminer tout en mesurant l’urgence, de trouver les espaces pour faire ouvrir les yeux, s’indigner et résister. N’en déplaise aux faiseurs de rois, sondeurs et autres proctologues de l’opinion, il existe bien une place pour un nouvel essor de la parole, pour que se déplient les mots jusqu’à ce qu’ils libèrent leur puissance de déflagration. Pour favoriser l’écriture au stylo habile, sucrer les phrases, débrider, délier, assembler. Pour donner de la place aux impénitents impertinents, aux troubadours libertaires, aux pierrots lunaires déjantés, aux amoureux qui se roulent dans les blés en verbe. Nous allons en avoir tellement besoin !

Nous espérons que vous trouverez à travers ce festival un souffle, une énergie, une vitalité, que nous voulons vous faire partager.
Je vais donc me retirer sereinement, et je sais que Julie Berthon apportera un regard nouveau et enthousiaste. J’en suis même certain !

https://www.barjacmenchante.org/

On fête l’été !

Bientôt l’été et la Fête de la musique !

Nous vous donnons rendez-vous le dimanche 26 Juin à partir de 17 h à L’Estaminet.

La scène ouverte se déroulera uniquement en extérieur.

photo la vigneture

Pour toute information complémentaire s’adresser à Christine
L’Estaminet  –  Montée Charles VII  –  42370  St Haon-Le-Châtel
Tél. 04 77 64 82 11

Nécrologie

Henri DUMAS (1933-2021)

Le compositeur Henri Dumas nous a quitté le 31 octobre à l’âge de 88 ans. A l’annonce de son décès, les souvenirs arrivent en trombe : son rôle à l’école privée roannaise dont il était l’aumônier quand j’étais en seconde. Nous étions dans les années 70, et sa remarquable compréhension, comme une oasis pour les tumultueux ados de l’époque. Un peu plus tard sa présence toujours réconfortante en des moments difficiles, et son exigence avec la chorale Décibel Canto  (quel Messie de Haendel ! ), son conseil aussi à l’apprenti compositeur : « J’ai joué tes pièces, tu as réussi à me faire ressortir ma guitare ! » Henri était beaucoup. Compositeur d’innombrables partitions chorales pour les visitandines de Pradines, les moines de Tamié et tant d’autres… Si vous avez des enfants, faites leurs découvrir « le fil de cristal » conte musical qui n’a pas pris une ride. Pour ma part, Je garde une affection particulière pour la prière de St François, les haïkus, ou certains passages de la Cantate intérieure.
B.F.

Alain Babois (1952-2021)

Le 28 août 2021 s’est éteint Alain Babois. Si vous êtes musicien en pays roannais ou dans le Brionnais, vous avez pu croiser la route d’un batteur d’une grande délicatesse, qu’il se tienne derrière ses fûts ou qu’il échange simplement avec vous. Depuis son groupe Osmolblock dans les années 70 avec Patrice Ferrari jusqu’à sa participation ces dernières années aux Buzzmen, le quartet de Jack Bon, Alain était connu pour son tempo au swing redoutable. Il m’est arrivé de le côtoyer autour des compositions de l’accordéoniste Serge DESAUNAY, avec la participation du trompettiste Jean-Luc CAPOZZO. Il s’agissait alors de musiques d’inspiration traditionnelle, et la fréquentation d’Alain avait été pour moi un vrai enrichissement. Qu’il en soit ici remercié.
B.F.

Reprise des scènes ouvertes !

Chers amis de l’Estaminet,

Les beaux jours reviennent et les restrictions sanitaires se calment…
Il est temps de reprendre les bonnes habitudes !
Nous vous donnons rendez-vous
le dimanche 27 juin à partir de 17h à l’Estaminet
avec vos instruments de musique, vos chorégraphies, vos poèmes et vos chansons pour faire résonner à nouveau les murs vénérables de Saint Haon-le-Châtel.

À bientôt !
Bruno

Nos Voeux

Nous voici donc en 2021. Pour certains, 2020 est une année à oublier. Crise sanitaire. Évidemment. Quand j’y pense, peut-être avons-nous (ou bien nos parents, grands-parents) vécu par le passé d’autres années difficiles : en 1914, en 1939, ou bien en 1955 en Algérie. En 1912, certains ont opté pour une croisière sur Le Titanic. Leurs petits-enfants, ont préféré rejoindre tranquillement leur travail dans l’une des tours jumelles de Manhattan un jour de septembre 2001…
Bref, si vous lisez ces lignes, c’est que vous êtes vivants.
Nous nous rencontrons (quand tout va bien !) autour de moments musicaux qui nous font vibrer ensemble.
Je souhaite que l’année 2021 soit l’année de nos retrouvailles, à l’Estaminet et dans tous les lieux de Culture enfin accessibles de notre beau pays roannais ! A très vite !
B.F